1)
Racines de Paix
2)
Films documentaires "Les Guerriers
de la de paix"
3)
Les conflits interreligieux en Asie du
Sud
4)
Paix et citoyenneté enracinés dans la
culture Congo
5)
La lutte contre la violence en milieu
urbain au Brésil
1)
Racines de Paix
L'humanité
est parvenue à un stade de développement où
ses actions - comme ses inactions - peuvent générer
sa propre disparition.
Progressivement,
la communauté internationale semble prendre
conscience qu'il lui faut passer de la
concurrence - hier entre nations, aujourd'hui
entre groupes multinationaux - et de la
domination des plus faibles par les plus
forts à une gestion concertée et plus équilibrée
des ressources. De prédateur agressif,
l'homme doit devenir gestionnaire attentif
s'il veut se perpétuer.
Parmi
les mutations nécessaires à une telle évolution
figure le passage d'une "culture de
guerre" (si vis pacem para bellum) à
une "culture de paix".
Le
but d'une culture de paix est un monde dans
lequel la diversité des cultures deviendrait
non plus un obstacle, comme trop souvent
depuis des siècles, mais une occasion d'appréciation
mutuelle et de coopération.
D'autre
part, et contrairement à la guerre, la paix
ne peut être durablement imposée par la
force, sans tenir compte de la volonté et de
l'expérience des personnes et des groupes
concernés. Pour durer, elle doit être
fermement enracinée dans leurs cultures.
Le
réseau Cultures se propose donc de
travailler dans la double direction de la
compréhension mutuelle des différences
culturelles et de l'enracinement culturel de
la prévention et de la gestion des conflits.
Contrairement
à la guerre, la paix, ne peut être
durablement imposée par la force, sans tenir
compte de la volonté des personnes et des
groupes concernées. Pour durer, elle doit être
construite par/avec les peuples eux-mêmes,
et être enracinée dans leur cultures.
2)
Films documentaires "Les Guerriers
de la de paix"
Les
médias ne cessent de rendre compte des
exactions commises par les "faiseurs de
guerre"(guerres, mafias, gangs de
quartiers, incivilités, etc), contribuant
ainsi à renforcer dans le public un
sentiment d'impuissance face à la violence
sous toutes ses formes. Pourtant, les
exemples abondent - notamment au sein du réseau
- de personnes, de groupes, d'institutions (formelles
ou non) qui concourent à (r)établir entre
les personnes, entre les groupes, des
relations équilibrées, dignes, mutuellement
respectueuses et bénéfiques. Ce film
documentaire, destiné à une diffusion grand
public (TV) proposera une série de portraits
de "faiseur(euse)s de paix", en
illustrant la richesse et la diversité mais
aussi la proximité des réponses apportées
par des personnes vivant et agissant dans les
contextes les plus divers..
3)
Les conflits interreligieux en Asie du
Sud
Siddhartha,
représentant de la base régionale du Réseau
en Inde, s'attache à créer des liens entre
les différentes communautés religieuses en
Inde où Hindous et Musulmans s'affrontent de
manière parfois violente. Etaient invités
à une Rencontre Expérience-Réflexion en
1995: un Irlandais, un Mexicain, un Sri
Lankais, une Palestinienne, un Rwandais, un
Africain du Sud, une Bosniaque, un Marocain
de Bruxelles, et de nombreux activistes
indiens. Lors de cette rencontre et de
nouvelles rencontres à organiser, les invités
échangent leurs expériences et dialoguent
avec des représentants des quartiers "brûlants"
et de la police, des politiciens et des chefs
de communautés religieuses.
4)
Paix et citoyenneté enracinés dans la
culture Congo
Une
réflexion sur l'état actuel de la Cité de
Mbanza-Ngungu: les causes de sa destruction
et les perspectives d'avenir pour une éventuelle
relance.
"Mbanza-Ngungu
aux Ngunguois!". Après les deux
pillages sous la deuxième République et la
guerre imposée aux congolais par la
coalition rwando-ougandaise, dans la cité de
Mbanza-Ngungu, la situation économique et
sociale n'est guère satisfaisante. Ces événements
malheureux ont laissé des stigmates qui ne
s'effaceront pas de si tôt.
Il
faut toutefois reconnaître que ces événements
ont été révélateurs d'une vérité: les
ennemis de Mbanza-Ngungu auront été les
Ngunguois eux-mêmes. Le musicien ivoirien
Alpha Blondy a eu raison de chanter que plus
rien ne va depuis que "les imbéciles
ont décidé de marquer l'histoire à
reculons". Mbanza-Ngungu, une ville qui
faisait hier la fierté de ses
ressortissants, se trouve dans un état de
destruction lamentable. La cité se dégrade
au fil des jours: à l'amour du prochain
s'est susbtituée la haine, la jalousie.
Toutes les infrastructures ont été détruites
par les Ngunguois eux-mêmes; des opérateurs
économiques, des étudiants quittent la
ville; des ONG s'apprêtent à transférer
leurs sièges dans d'autres villes de la
province, craignant un autre pillage dans
l'avenir. Les actes de vandalisme, quasiment
inexistants naguère dans la cité, y ont élu
domicile aujourd'hui. A Mbanza-Ngungu, tous
ceux qui ont de petits moyens vivent dans la
crainte perpétuelle d'être pillés. Les
auteurs de tous ces méfaits se recrutent
parmi les filles et les fils de Mbanza-Ngungu.
Mais
une chose reste certaine, c'est que sortir de
ce marasme, de ce chaos multiforme et
multisectoriel dépend avant tout de Bana-Ngungu
eux-mêmes et de personne d'autre. S'il y a révolution
à faire, c'est aux Ngunguois de l'initier.
On est en effet jamais mieux servi que par
soi-même. C'est pour avoir compris cette réalité
que les Bana-Ngungu se sont fixé rendez-vous
sous l'arbre à palabre. Durant trois jours,
Mbanza-Ngungu, tels ces animaux malades de la
peste, a passé son temps d'exorcisme.
Au
vu de la situation dégradante de la ville et
surtout de l'émigration de ses ressources
humaines, le forum s'est fixé pour objectif
d'amorcer une réflexion populaire sur l'état
actuel de la Cité, les causes de sa
destruction et les perspectives d'avenir pour
une éventuelle relance.Dans ce forum se
trouvent des personnes exerçant les
fonctions sociales importantes: chefs
coutumiers, notables, autorités publiques,
professeurs d'université, ainsi que des
jeunes filles et garçons de la Cité...
La
séance d'ouverture a connu trois temps forts.
La bénédiction des assises par le pouvoir
coutumier et par le prêtre catholique en a
constitué le premier temps fort. Au cours de
cette cérémonie de bénédiction, les
vertus des pratiques ancestrales et celles du
christianisme se sont mariées
harmonieusement.
Le
deuxième temps fort était marqué par les
différents mots de circonstance. La nature
du débat qui a suivi ces exposés a démontré
la volonté de Bana Ngungu de vouloir effacer
les stigmates de la guerre. L'expression
"Ngungu Telama!" a fait penser à
ce paralytique, à qui Jésus donna l'ordre
de se lever "à cause de sa foi" et
de marchert. Oui, Mbanza-Ngungu, par la foi
de ses filles et de ses fils s'est décidé
à se lever et à amorcer sa reconstruction.
La
commission pédagogique mise en place à cet
effet a dégagé cinq grands axes autour
desquels s'est concentré le débat du jour
précédent, à savoir:
- de
la perversion de l'éthique;
- de
l'administration publique et
entreprises para-étatiques défaillantes
et contraignantes;
- de
la faible cohésion sociale;
- de
la faiblesse des initiatives économiques
et
- de
l'absence de la paix et de l'insécurité.
Le
forum "Ngungu Telema!" a en effet
examiné de fond en comble le "mal
ngunguois". Les diagnostics ont été
posés sans complaisance et la thérapeutique
préconisée est de nature à recréer
l'ambiance de la Cité de Mbanza-Ngungu
d'autres fois.
Axes
de travail des commissions:
- accompagner,
canaliser les revendications des
masses (lobbying);
- contribuer
à la mise en place et renforcement
de la bonne gouvernance;
- stimuler
la participation populaire à la
bonne gestion des affaires publiques;
- contribuer
à la mise en place et renforcement
de la démocratie du pays;
- mobiliser
la population autour des actions d'aménagement
du milieu physique;
- mobiliser
la population autour des actions d'aménagement
du milieu social;
- mobiliser
la population et diverses
institutions autour des actions de création
de l'emploi et d'autres sources de
revenus.
Le
thème "Culture de la Paix pour une
Citoyenneté Responsable et Solidaire" (Mbanza
Ngungu) est central dans les actions (Forum)47
5)
La lutte contre la violence en milieu
urbain au Brésil
Des
rencontres organisées par Rubem Cesar
Fernandes et Andre de Oliveira Porto (Brésil),
sous l'impulsion desquels a lieu une vaste
campagne de lutte contre la violence, se déroulent
à Rio de Janeiro. La campagne intitulée
"Viva Rio" cherche à réunir des
personnes qui veulent réaliser des médiations
entre les autorités, les polices locales et
les diverses composantes (ouvriers, patrons,
églises, comités de quartiers, etc.) de la
société civile. Furent invités à la première
rencontre: le chef de la police de Rio, de
Bangalore, de Tokyo, de New York et des
acteurs de la société civile qui vivent des
tensions semblables en Afrique, Europe, Asie
ou Amérique du Nord et du Sud.
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